Au-delà de l’autonomie du patient : l’ « esprit de soin » dans les trajectoires de cancer avancé

L’article d’Hélène Marche, sociologue et chercheuse post-doctorale rattachée au Centre Max Weber de L’Université Jean Monnet, questionne la prise en compte par les soignants de la subjectivité des patients dans le processus de soins, une des valeurs centrales de la pratique médicale visant à placer le patient davantage au centre. Ce processus considéré par l’auteure comme composante de « l’esprit de soins » apparaît finalement comme un artefact cachant une réalité plus complexe. S’appuyant sur une étude sociologique en France auprès de patients atteints de cancers avancés, l’auteure montre que la prise en compte de la subjectivité des patients dans le travail relationnel dépend des critères sociaux et moraux dont s’inspirent les soignants, ainsi que des interactions avec les professionnels, les patients et leur entourage. Les situations concrètes présentées reflètent une hiérarchisation sociale et morale de l’humain, des rapports de force entre professionnels et patients, une technicisation de la relation de soins, se déclinant en une prise en compte inégale, incertaine et parfois conflictuelle de la subjectivité.

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Hélène Marche, « Au-delà de l’autonomie du patient : l’ « esprit de soin » dans les trajectoires de cancer avancé », Anthropologie & Santé [En ligne], 10 | 2015, mis en ligne le 12 mars 2015,

Source : Anthropologie & Santé, 10 / 2015