À propos des planifications de congé et transitions de soins oncologiques !

Nous vous proposons, cette semaine, un texte de Bettevy et collaborateurs (2006) qui fait état de recommandations tirées d’enquêtes, d’échanges et d’une expérimentation nationale à propos des conditions les plus optimales de l’annonce du diagnostic de cancer. Un dispositif de l’annonce est proposé, lequel repose sur des temps de consultation et de coordination, soit : un temps médical (peut comprendre une ou plusieurs consultations pour l’annonce du diagnostic puis pour la proposition thérapeutique selon la demande du patient et la complexité de la pathologie), un temps de coordination avec le médecin traitant (intervient dès la première consultation médicale; permet d’informer le médecin et de recueillir des informations sur l’environnement général du patient pouvant avoir une incidence sur les choix thérapeutiques), un temps d’accompagnement soignant (comprend un temps d’écoute, de repérage des difficultés et d’information pour le patient et ses proches) et un temps de coordination avec l’équipe de soins. L’accès à une équipe de soins de soutien doit être facilité pour permettre, entre autres, un accompagnement social du patient (ex. face à des difficultés financières, familiales ou professionnelles). Les auteurs notent aussi l’importance de fournir au patient de l’information écrite, sous forme audiovisuelle ou électronique, et de l’accueillir dans des locaux dignes et conviviaux.

Titre de l’article : Critères de qualité de l’annonce du diagnostic : point de vue des malades et de la Ligue nationale contre le cancer